La Casamance UN MONDE A PART

La Casamance (appelée également pays «Flup» du nom du royaume Diola qui a couvert cette région) est une région du Sénégal située au sud-ouest du pays, composée de deux régions administratives (Ziguinchor et Kolda).

La Casamance (d’une superficie de 30 000 km²) est traversée d’est en ouest par le fleuve du même nom (long de 300 km), véritable source de vie de cette région méridionale du Sénégal. Ses principaux affluents sont le Diouloulou, le bolong de Kamobeul et le Soungrougrou.

Les principales villes de Casamance sont : Ziguinchor (450 km de Dakar), Bignona, Oussouye.
Sur la côte atlantique, le petit village de pêcheurs de Cap Skirring est progressivement devenu, depuis les années 1970, une station de tourisme réputée.

Casamance : le terme chante. Il renvoie aux magnifiques plages du Cap Skirring et à ses équipements balnéaires de qualité, ou encore à la tradition d’accueil de ses campements villageois.
Mais la Casamance, luxuriante, traditionnelle, c’est aussi cette « énorme Afrique » qui s’offre à vous, généreuse de ses valeurs intimes.
Entre Guinée et Gambie, ce territoire étonne par la vivacité de ses traditions et la richesse de ses cultures, facilitant les rencontres humaines et par la diversité de ses paysages et de ses milieux : un émerveillement permanent pour les ornithologues et les naturalistes les plus exigeants.
D’abord Ziguinchor cet ancien comptoir portugais, avec ses bâtiments à l’architecture coloniale typique qui incite à la flânerie. Puis Karabane, île qui joua un rôle déterminant lors de l’installation des français, devenue un havre de paix entre océan et bolongs.
La Basse Casamance est le cœur des « Royaumes ». Elle est encore très fortement marquée par ses traditions. C’est le pays des Baïnouk et des Diola.
La Moyenne Casamance, avec Sédhiou, ancienne capitale régionale endormie au bord du fleuve est marquée par les Manding qui ont apporté leur influence culturelle soudanaise.
Kolda, enfin, Pays des Fouladou, ces Peuhl, bergers transhumants, si largement présents en Afrique et dont les origines remonteraient à la haute Egypte.
L’office de Tourisme de Casamance vous attend pour vous faciliter la découverte de ce territoire envoûtant, si chaleureux et si particulier.

La région est principalement habitée par l’ethnie Diola avec les groupes assimilés (Floup, Diamate, Mandjak, Balante) dont la langue est le Diola (jóola) avec ses dialectes Boulouf, Fogny et Kasa.

Les Diolas, christianisés, pratiquent également les cultes traditionnels.

Les explorateurs, puis visiteurs de la Casamance ont toujours été étonnés par le talent des architectes diola, seuls en Afrique à avoir utilisé la technique de la case à impluvium et de la case à étage (à Enampore et à Oussouye, par exemple).

Le climat est de type tropical humide avec une longue saison de pluie et une végétation abondante.
La Casamance est une splendide région faite de forêts, de rivières, de marigots et de ruisseaux et … du fleuve Casamance.

Ce réseau hydrographique, les précipitations violentes de la saison des pluies et la température (parfois supérieure à 35 °) contribuent à faire de la Casamance la région agricole la plus riche du pays (riz, sorgho, mil, maïs, arachides, palmiers à huile, dattiers ou roniers, arbres fruitiers).
La pêche ainsi que l’élevage familial de volailles et éventuellement de porcs complètent les cultures pour fournir une nourriture abondante.

Pendant les trente dernières années, la sécheresse dans le nord du Sénégal (région sahélienne) a fait affluer en Casamance les Wolofs, musulmans et cultivateurs de l’arachide, vers cet “eldorado” agricole.
Le riz, dont les techniques de culture furent introduites par des Chinois dans les années 50 et 60, est une production locale d’importance.